Elle et Philippe avaient marché pendant des heures, ils avaient parlé de tout et de rien, surtout de rien. Anna s'attendait à ce que ce jeune homme qui s'était présenté sous le nom de Philippe lui raconte pourquoi il savait qu'elle viendrait et comment, mais Philippe semblait préférer parler de n'importe quoi. Au début cela avait un peu choqué Anna, mais avec les minutes qui s'écoulait, elle buvait ses paroles et se laissait gagné par un enthousiasme qu'elle n'avait pas ressenti depuis très longtemps. Cet homme aux apparences d'adolescent avait un charme très mordant qui laissa Anna secouée. Un peu confuse, elle rentra chez elle et referma la porte à clef.
Il est imprévisible et indéchiffrable. Lorsqu'il sourit, il à l'air d'un adolescent de 16 ans et l'instant d'après, il me regarde sérieusement et j'ai l'impression qu'il est plus vieux que le monde lui-même. Il en connaît beaucoup sur trop de sujet pour son âge et son empreinte porte le poids de milles maux. Je ne saurais pas dire s'il est triste ou heureux mais je sais qu'il porte quelque chose en lui qui serait probablement trop dur à supporter pour qui que ce soit d'autre.
Comme un astre, il semble le très calme et très beau témoin du temps qui passe. J'espère le revoir un jour.
Elle referma son journal et le remis à sa place habituelle. Enfin capable de dormir dans son lit sans être déranger par l'empreinte de son ex-mari. Elle s'endormit profondément sous la lueur blafarde de la lune, bercé par la mélodie du silence de son appartement.
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Le vent frais dans les branche lui rappelait son enfance, dans les champs de Maule et les grand prés autour de Paris avant que tout ne change. Ramené à la réalité par la circulation sur la rue Beaubien, il se mit à penser à la soirée qu'il venait de passer avec Anna. Sachant qu'avec un peu de temps, il pourrait obtenir à peu près n'importe quoi de cette femme timide et réservée, il se sentit coupable un instant de la manipuler ainsi avant de se souvenir de la motivation qui le poussait à faire ceci; Emmanuelle. À son souvenir, comme toujours, il esquissa un sourire avant de sortire du parc. Il se dirigea vers la petit chambre grise qu'il louait sur la 11ième avenue.
Mon aimée,
j'ai rencontré cette femme dont je te parlais dans ma dernière lettre. Je crois qu'elle pourra nous aider à nous retrouver. Elle à encore beaucoup à apprendre sur le monde avant de nous être réellement utile, mais avec mon aide, elle sera prête bien assez tôt...
coupé dans son inspiration par un coup de feu venant de dehors, Philippe laissa la lettre inachevée choir sur le bureau et pris son manteau pour allez voir ce qui se passait, il ne risquait rien, de toute façon.