L'ultime Jalousie

L'ultime Jalousie
Symbole de puissance, ils marchent la tête haute. Riches et influents, on les à classé comme «l'élite» de notre société. Ils possèdent l'argent, la technologie et la politique. D'apparence indestructible, personne n'ose s'opposer à eux pour quoique ce soit. Ils sont ensemble, une main de fer dans un gant de fer. Depuis le berceau de l'humanité, ils sont presque des dieux vivants sur terre et pourtant...

À l'instant éphémère où même les anges nous regardent, là ou une fébrile étincelle se fait voir, fugace vision de mes rêves les plus fous dans tes yeux, ils s'effondrent devant l'ultime jalousie qui réduit à néant toute leurs richesses et pendant un instant, révèle la nôtre au grand jour. Quand je te serre dans mes bras, il ne sont plus rien...

# Posté le samedi 31 mai 2008 02:09

Fantasme innomable

Posé sur la douce mélodie de ta respiration, j'ai vogué cette nuit sur les ailes de nos rêves. Infatigable, j'ai encore poussé l'arrogance jusqu'à chercher les mots où je me suis encore perdu dans les innombrables merveilles de nos ébats.

Et jusqu'à mon réveils, que la joie d'être près de toi.

Soudain, mon réveil, et devant moi, ton visage qui me baigne de sa lumière. Dans une pensée, je remercie le ciel de t'avoir mis sur mon chemin d'une autre je cherche toujours les mots qui ne viendrons sans doute jamais. Comme une musique qui court dans ma tête et dont j'ignore les paroles.

Puis je m'accroche timidement aux battements de ton c½ur et je m'envole avec ta lumière au creux des mains. Je souhaite de tout mon c½ur ne jamais en revenir et me laisser porter par les nuées qui, par leur myriade de couleurs m'éblouissent de ravissement et m'approche de plus en plus près des mots que je cherche pour te dire ce que je ressens.
Fantasme innomable

# Posté le mercredi 28 mai 2008 23:22

Ça n'explique pas pourquoi...

Ça n'explique pas pourquoi...
Un dernier regard derrière, une larme... ça me fait tellement mal de la quitter, mais je ne suis pas près. Je descend ce chemin très fréquenté que j'ai parcouru beaucoup trop souvent. Je cherche la sagesse et j'ai la malheureuse impression que ce n'est pas dans la douleur que je la trouverai. Ça me déchire de la laisser en arrière et de partir seul. Ça me déchire de la voir pleine d'incompréhension et de tristesse, je l'aime, mais je ne suis pas près.

Je marche lentement, blessé, ruant de coup tous les fantômes qui s'amuse à me torturer. Les ombres me suivent et accompagne ma douleur, les vivants de me comprennent pas, alors ils me châtient... 'est dans leur nature. J'encaisse, mais moins bien que je ne l'aurais voulu. Pour une des rares fois dans ma vie, ils me touchent et me blessent avec des gestes anodins et des paroles futiles. Ce n'est rien, je sais au fond qu'ils nagent aussi en plein chaos.

Je sais que ma réelle décision est prise, qu'il ne me reste qu'à l'assumer.
Je sais qu'elle sera emplie de tristesse et que je pleurerai aussi, il ne me reste plus qu'à l'assumer.
Je sais que plus ne sera jamais comme avant, qu'en essayant de faire le mieux, je dois faire mal parfois, je sais que j'agis pour le mieux... ne me reste plus qu'à l'assumer...

# Posté le mercredi 28 mai 2008 13:28

Anna part V

Elle et Philippe avaient marché pendant des heures, ils avaient parlé de tout et de rien, surtout de rien. Anna s'attendait à ce que ce jeune homme qui s'était présenté sous le nom de Philippe lui raconte pourquoi il savait qu'elle viendrait et comment, mais Philippe semblait préférer parler de n'importe quoi. Au début cela avait un peu choqué Anna, mais avec les minutes qui s'écoulait, elle buvait ses paroles et se laissait gagné par un enthousiasme qu'elle n'avait pas ressenti depuis très longtemps. Cet homme aux apparences d'adolescent avait un charme très mordant qui laissa Anna secouée. Un peu confuse, elle rentra chez elle et referma la porte à clef.

Il est imprévisible et indéchiffrable. Lorsqu'il sourit, il à l'air d'un adolescent de 16 ans et l'instant d'après, il me regarde sérieusement et j'ai l'impression qu'il est plus vieux que le monde lui-même. Il en connaît beaucoup sur trop de sujet pour son âge et son empreinte porte le poids de milles maux. Je ne saurais pas dire s'il est triste ou heureux mais je sais qu'il porte quelque chose en lui qui serait probablement trop dur à supporter pour qui que ce soit d'autre.
Comme un astre, il semble le très calme et très beau témoin du temps qui passe. J'espère le revoir un jour.


Elle referma son journal et le remis à sa place habituelle. Enfin capable de dormir dans son lit sans être déranger par l'empreinte de son ex-mari. Elle s'endormit profondément sous la lueur blafarde de la lune, bercé par la mélodie du silence de son appartement.

**

Le vent frais dans les branche lui rappelait son enfance, dans les champs de Maule et les grand prés autour de Paris avant que tout ne change. Ramené à la réalité par la circulation sur la rue Beaubien, il se mit à penser à la soirée qu'il venait de passer avec Anna. Sachant qu'avec un peu de temps, il pourrait obtenir à peu près n'importe quoi de cette femme timide et réservée, il se sentit coupable un instant de la manipuler ainsi avant de se souvenir de la motivation qui le poussait à faire ceci; Emmanuelle. À son souvenir, comme toujours, il esquissa un sourire avant de sortire du parc. Il se dirigea vers la petit chambre grise qu'il louait sur la 11ième avenue.

Mon aimée,

j'ai rencontré cette femme dont je te parlais dans ma dernière lettre. Je crois qu'elle pourra nous aider à nous retrouver. Elle à encore beaucoup à apprendre sur le monde avant de nous être réellement utile, mais avec mon aide, elle sera prête bien assez tôt...


coupé dans son inspiration par un coup de feu venant de dehors, Philippe laissa la lettre inachevée choir sur le bureau et pris son manteau pour allez voir ce qui se passait, il ne risquait rien, de toute façon.
Anna part V

# Posté le mercredi 28 mai 2008 13:07

Si j'étais amoureux... j'écrirais ça :P

Comme si on m'avait plongé le corps dans un grand bain de glace, je me réveille douloureusement de ma soirée d'hier. Me demandant par quel miracle je suis encore debout, je chancèle, relativement rapidement, vers la salle de bain ou je m'enferme dans la vapeur qui me remet les idées en place. Envahi par l'opaque blanc, teinté gris, je rêves éveillé.

« Entendre l'étreinte, ressentir le rire qui vient avec, le capturer aux creux des bras pour mieux le laisser repartir et envahir de sa musique les voûtes fragiles qui peu à peu, cessent de trembler en moi. Respirer ta voix, s'ouvrir au chant de l'ange et enfin fermer mes yeux. Goûter ton odeur et dérober ton parfum pour tous mes jours de pluie. »

Je suis figé, enroulé dans la serviette, face au miroir je regarde le flou de mon visage qui disparaît tranquillement. J'étouffe de chaleur, j'ai la tête qui tourne encore un peu et je me permet de rêver encore avant d'ouvrire la porte.

« Sous un saule dans l'été, te voir encore, des milliers de perles, nées entre les feuilles et le soleil se poser un peu partout sur ton corps. Les cueillir doucement et en tenir chaque saveur entre les doigts. Hésitant, s'approcher de tes lèvres et y déposer tous mes souhaits.»


Propre, Habillé et partiellement réveillé, il fait frais dehors. Tu m'accompagne un peu partout, c'est là le miracle du songe de Mai...
Si j'étais amoureux... j'écrirais ça :P

# Posté le mercredi 21 mai 2008 16:57

Modifié le mercredi 21 mai 2008 23:32