lettres à mes juges...

lettres à mes juges...
D'après vous, je suis un bouffon, impie de ses propres blagues et se drapant dans de vulgaires couleurs vives pour épater la galerie. Je suis un nomade qui abandonne sur son chemin les pages usées de son passé en les éparpillant à la bonne volonté du vent. Un imposteur prenant le rôle, tantôt d'un enfant, tantôt d'un homme, usant de ses mots pour crochetés les serrures et dérober quelques sourires et quelques larmes à ceux et celles qui ne se méfient pas assez...
D'après vous je laisse derrière moi des fleurs fanées en continuant ma route sans me retourner. D'après vous je ne souffre pas de la sécheresse, je n'ai ni froid ni chaud puisque, de toute façon je me retrouverai une autre victime bientôt, une pauvre âme si pure et si innocente que je n'aurai qu'à cueillir et à vidé de toute sa substance. Comme j'ai toujours fait avant et comme je ferai toujours...

C'est assez douloureux de se savoir épié, jugé et condamné sans pouvoir lever le petit doigt pour se défendre. Pour ceux qui croient que ce n'est qu'une conséquence directe des gestes que j'ai pu poser, je lui répond que c'est plutôt la conséquence directe du manque de discernement des gens qui, trop occupé à me chercher des défauts. Oublient parfois que j'ai celui que nous partageons tous; celui de n'être qu'un simple mortel à qui une créature divine quelconque à fait l'erreur d'offrir le libre arbitre.

Je prend et je donne beaucoup aussi, à chaque hivers, je gèle comme tout le monde, je cherche de la chaleur et j'en ai trouvé, parfois, dans des endroit que vous, vous n'auriez pas fréquenté, mais est-ce que je critique vos palaces et vos maisons ? Est-ce que je fais un plat de toutes vos murailles et des limites que vous vous imposez qui ne sont pas les miennes ?
Si ça vous rend malade, de me voir aussi libre de faire des erreurs et ensuite de vivre avec leur enseignements... venez mettre le pied dehors de temps en temps. Moi je serai là pour vous tendre la main...

-Nicolas Fortin-Blanchette






# Posté le lundi 21 juillet 2008 17:25

pensée

''C'est souvent sous la pluie que j'apprends à connaitre le soleil, ainsi voilé par le gris du ciel, il m'apparait que sans ce grand halo de de lumière, il n'est en fait qu'un simple petit élément de l'immensité du monde, plus grand que toi et moi. Mais comparé à l'infini, la comparaison devient obsolète. ''


# Posté le lundi 14 juillet 2008 17:06

Juste comme ça !

Juste comme ça !
Tuer le malheur sans être un grand homme.
Vivre heureux sans être envié.
Utiliser ses heures afin qu'elles sonnent,
devenir un mime, juste pour m'amuser.

Aimer l'horloge de son tic-tac.
Souvent quelques mots, un regard au ciel.
Marcher sans éviter l'eau des flaques,
Prendre le temps de choisir le bon melon-miel.

Regarder la rivière, sourire aux enfants,
aimer l'obsolète, prendre pour mieux donner.
Lire un peu, prendre son temps,
et faire d'une goûte d'eau, une éternité.

Ne rien écrire de trop long,
de trop rechercher.
On ne le lirait pas de toute façon,
Ça serait trop compliqué.




# Posté le vendredi 27 juin 2008 17:27

Modifié le lundi 30 juin 2008 13:06

Tranche de vie...

Tranche de vie...
L'autre jour, j'écoutais un film avec une amie très précieuse, je ne me souviens plus trop du film je l'avoue, mais c'était un film d'amour Summer Catch je crois...

pendant une scène ou les deux personnages principaux du film s'embrasse, s'enlacent et se préparent probablement a faire ce que deux adultes responsable qui s'aime ( ou qui s'attire énormément ) font habituellement et là, mon amie se retourne vers moi et elle me dit :

'' C'est beau dans les films l'amour, il y a plein de gros plan et la bonne lumière, de la musique ça rend ça tellement magique.''

Moi, naïvement je lui répond :

'' Ben, c'est comme ça aussi dans la vraie vie, à chaque mouvements qu'un amoureux fait, il met l'emphase particulière sur certain gestes, certains regards ce qui fait en sorte que la lumière et les gros plans sont réels, il faut juste apprendre à les voir dans ce qui nous entourent.''

Ce n'était pas ma phrase du siècle, ni de l'année d'ailleurs, mais ça m'a fait réaliser que j'y croyais encore comme la première fois que je suis tombé amoureux, que c'était encore, dans ma vie, la chose la plus merveilleuse qui existait et que je me battrais tous les jours si c'était la solution pour la garder près de moi. J'ai bien vu, cette journée là que j'étais du genre à toujours pousser mes émotions le plus loin et le plus fort possible et que ça me rendait aussi vulnérable qu' invincible mais le plus important, ça me rend vivant et ça me permet d'écrire, de m'émerveiller et d'ouvrir les yeux le matin en me disant : '' chouette je me réveille. ''

Merci de votre patience pour cette tranche de vie, je vous remet des textes le plus vite possible

-Niko

# Posté le vendredi 27 juin 2008 16:58

La peur

Appelez ça du courage ou de l'inconscience, je n'ai ni peur des loups ni du noir. Je n'ai pas peur des orages ni des chimères quelles qu'elles soient. Je n'ai pas peur des serpents et des scorpions, des bandits ou des psychopathes. Pas de vertige, pas de nausées lorsque je plonge à toute vitesse.
Mais j'ai peur de toi...
j'ai peur du timbre de ta voix qui me fait devenir un autre, j'ai peur de ton rire, de tes manies... j'ai peur que tes étreintes me happe comme en plein vol pour me ramener sur toi, vent insidieux qui me parcourrait les veines et les os. J'ai peur du froid que ton absence me cause et des brûlure que tes caresses m'imposent.
J'ai peur de ne plus me réveiller sur les songes qui me parle de nous, de revenir me frapper le visage contre la dur et froide réalité et de me savoir éloigné du rivage ou tu te trouvais. J'ai peur d'un instant de lucidité, d'une bride du monde réel ou tu es vraisemblablement dans les bras d'un autre, peur de perdre espoir et de sombrer... peur de savoir, peur de voir et d'être forcé de ne plus me rassasier de mes illusions...
Et de mes souvenirs.

La peur

# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:23

Modifié le lundi 23 juin 2008 11:38