D'après vous je laisse derrière moi des fleurs fanées en continuant ma route sans me retourner. D'après vous je ne souffre pas de la sécheresse, je n'ai ni froid ni chaud puisque, de toute façon je me retrouverai une autre victime bientôt, une pauvre âme si pure et si innocente que je n'aurai qu'à cueillir et à vidé de toute sa substance. Comme j'ai toujours fait avant et comme je ferai toujours...
C'est assez douloureux de se savoir épié, jugé et condamné sans pouvoir lever le petit doigt pour se défendre. Pour ceux qui croient que ce n'est qu'une conséquence directe des gestes que j'ai pu poser, je lui répond que c'est plutôt la conséquence directe du manque de discernement des gens qui, trop occupé à me chercher des défauts. Oublient parfois que j'ai celui que nous partageons tous; celui de n'être qu'un simple mortel à qui une créature divine quelconque à fait l'erreur d'offrir le libre arbitre.
Je prend et je donne beaucoup aussi, à chaque hivers, je gèle comme tout le monde, je cherche de la chaleur et j'en ai trouvé, parfois, dans des endroit que vous, vous n'auriez pas fréquenté, mais est-ce que je critique vos palaces et vos maisons ? Est-ce que je fais un plat de toutes vos murailles et des limites que vous vous imposez qui ne sont pas les miennes ?
Si ça vous rend malade, de me voir aussi libre de faire des erreurs et ensuite de vivre avec leur enseignements... venez mettre le pied dehors de temps en temps. Moi je serai là pour vous tendre la main...
-Nicolas Fortin-Blanchette
