Anna Part VI

Anna Part VI
«Pourquoi ça m'arrive à moi !»

C'était les seuls mots qui lui venaient en tête pendant qu'elle courait dans la ruelle pour échapper aux deux hommes qui étaient sorti de nul part et qui l'avait accosté d'une manière un peu vulgaire, limite brutale. Terrorisé, Anna s'était découvert une force qu'elle ne connaissait pas et avait bousculé l'un des deux agresseurs et avait fuit dans une ruelle dans l'espoir de déboucher sur une rue passante. Malheureusement, la chance n'avait pas été avec elle ce soir et elle se sentait s'enfoncer de plus en plus loin dans d'épaisse ténèbres qu'elle ne connaissait pas de Montréal.

Les jambes meurtries, elle ne prit même pas le temps de se retourner avant de se diriger dans une ruelle qui, espérait-elle, déboucherait sur une rue passante où tous les regards des étrangers la protègerait de ses deux assaillants. Trébuchant sur une vieille boite de métal rouillé, elle tourna ce qu'elle pensait être la fin de son calvaire puis déboucha sur un cul de sac...
Elle sentait déjà les empreintes très agressives de ses deux bourreaux et ne savait plus quoi faire, coincé entre trois murs et deux gorilles, tremblante, elle se laissa tombé par terre, les genoux écorché et les yeux gonflés par les larmes, elle attendait sans force. Puis elle sentit une autre présence et entendit deux légères détonations...

Dans sa main, Philippe tenait un pistolet sur lequel était installé les long tuyaux silencieux que l'on voit dans les films d'espions. Anna tremblait par terre, juste devant deux hommes fraîchement tué devant ses yeux ébahis. Fixant les plaies encore fumantes des deux êtres qui échappaient peu à peu leur vie, elle resta paralysé de terreur pendant que Philippe, calme et minutieux s'occupait de la remettre debout et de dépoussiérer son blouson de jeans. D'un voix douce et égale il dit : « allons-nous en d'ici Anna, ça ne sert à rien de pleurer sur ces deux hommes qui t'aurait probablement réservé le même sort.» Machinalement, Anna acquiesça en hochant de la tête et se laissa guider par le jeune homme qui semblait totalement détendu de marcher avec un grand pistolet dans la main. Après avoir dévissé le silencieux, démonté le fusil et caché les morceaux un peu partout sur lui, il fini par briser le silence :

« Qu'est-ce que tu voulais que je fasse ?»

Anna reçu la question comme un coup de poing au visage, elle ne savait pas quoi dire et les derniers événements lui tournait dans la tête. Elle bégaya un instant et fini par articuler tranquillement : « Tu aurais pu leur tirer dans une jambe ou quelque chose du genre.»
- Pour qu'ils se vengent plus tard ?
- Non Philippe, pour qu'ils vivent, dit-elle au bord des larmes.
- C'est toi que je voulais voir saine et sauve, Anna.
- Mais...
- Mais le monde n'est pas un conte Anna, ces deux gars t'aurait fait du mal ! Il aurait abusé de toi et t'aurait ensuite laissé pour morte dans la ruelle. Tu aurais ensuite peut-être pu retrouver une rue passante et attendre que quelqu'un t'aide, mais laisse moi t'avertir, c'est beaucoup plus long qu'on ne le pense. Tu aurais ensuite, enchaîna-t-il, eu à suivre combien d'années de thérapie pour te sortir de l'enfer que tu te serais toi-même créée ? Et vers les 45 ans tu aurais pu reprendre une vie normale. Ne me juge pas, j'ai fait ce qu'il y a de mieux pour tous le monde!

Anna sanglotait et retenait très mal ses larmes, c'était la première fois qu'elle voyait un homme mourir et de plus, c'était le jeune homme qu'elle considérait comme le plus gentil au monde qui venait de froidement assassiner deux être humains. C'est d'ailleurs dans cet ordre de pensées qu'elle réalisa très soudainement que son empreinte à lui, n'avait pas changé du tout. Cela pouvais vouloir dire deux choses ; où Philippe était réellement immunisé à tout changement d'humeur ou d'émotion où il avait déjà tellement tué, que pour lui, c'était aussi anodin que d'ouvrir une porte...



À suivre...

# Posté le mardi 09 septembre 2008 11:31

Background

Voici le Background d'un personnage que je joue sur un forum Role-play.





C'est impossible, personne ne peut faire ça.




C'était les pensées qui m'avait traversé lorsqu'elle m'a tombé dans les bras en pleurant et en hurlant qu'elle ne passerait pas la fin de la nuit. Elle était magnifique pourtant, même dans sa tristesse et sa panique, elle restait une femme pleine de vie et de fraicheur qui dégageait ce parfum qui m'avait tant de fois fait oublié le monde dans lequel je vivais. Je la serrais dans mes bras, ne sachant quoi faire d'autre pendant que je sentais ses épaules sursauter à chaque sanglots. Le froid qui l'avait envahi, commençait déjà à pâlir sa peau alors que je l'embrassait pour une dernière fois, étendu avec elle sur le plancher de notre petite maison.

Puis dans un instant de lucidité j'ai paniqué, ma fille...

Trébuchant sur tout ce qui aurait pu me faire trébucher, et même sur ce qui n'aurait pas pu, je montais quatre à quatre les escaliers étroit de mon ancienne demeure. en poussant la porte déjà entrouverte de la petite chambre d'enfant. la seule image qui me restera gravée à l'esprit m'est apparue comme un cauchemar au milieu de la nuit.
La tapisserie fraîchement installé sur les murs était maculée de sang poisseux qui reflétait les rayons de la lune. Ma fille, dans son corps sans vie était étendu sur le sol, ses cheveux dorés collés à son visage qui ne me sourirait plus jamais. Trop ébranlé pour faire quoique ce soit, je me suis effondré aux côtés de cet enfant qui ne vivrait jamais et je me suis mis à pleurer.

Je me souviens avoir vu une ombre, il faisait trop noir pour que nous ne voyons les traits de nos visages, mais j'ai vu l'ombre de l'homme que je traquerais jusqu'à la fin de mes jours...

Et je l'ai traqué...
À travers la France, j'ai suivis sa trace, ses crimes et ses voyages. Pendant 6 ans, j'ai combattus ses hommes de mains, ses amis, sa famille. Je suis devenu un fantôme au même titre que lui. Sans ma famille, sans la femme que j'avais aimé plus que tout autre chose dans ce monde noir et sans âme, je n'étais que le bras de la vengeance qui fauchait, sans distinctions tous les criminels et les coupe-jarrets qui croisait ma route. Pendant un temps, j'ai cru que je rendais service aux gens, leur évitant d'avoir à subir ce que j'avais subi moi-même quelques années au par-avant, mais j'ai basculé, je suis allé beaucoup trop loin.

Le jour ou cet homme, aussi habile soit-il, ces fait attraper, j'ai eu vent de son arrestation. Afin d'enfin en finir avec cette vengeance, j'ai décidé de me faire arrêter moi-même. Peu importe que je sois pendu, il me fallait réaliser cette vengeance. Je me mis au grand jour, laissant tomber une dernière fois ma dague dans le corps d'un criminel de bas étage et me laissant prendre par la milice locale. On m'envoya à Darkfort. Et c'est ici que j'ai terminé de devenir ce que je suis aujourd'hui...

Je crois que je n'avais pas réalisé, sur le coup de la nouvelle, la perte que cela signifiait pour moi. Aujourd'hui, égoïstement, je me permet de penser à ce que moi j'ai perdu... ses réveils le matin, quand le soleil venait poser une lumière ambrée dans notre chambre, créant l'illusion d'un moment figé dans le temps ou je pourrais encore et encore frémir à la simple idée de partager ma vie avec elle... ou encore, sa pince à cheveux qu'elle voulait tant porter mais qu'elle oubliait toujours sur le comptoir de notre salle de bain parce qu'elle était trop pressée de goûter à sa nouvelle journée, ornée de fausses pierres bleues et vertes que je retrouvait tous les soir dans les mains de notre fille... ma vie, aussi parfaite et facile qu'aurait pu l'être une vie d'homme.

Maintenant que je suis en prison j'ai perdu mon nom, j'ai perdu ma femme, ma fille, mes amis et ma maison. J'ai perdu cette naïveté que les femmes trouvait si charmante à l'époque de l'innocence... perdu mon c½ur, mon âme et mon humanité...

J'étais Nathaniel à une époque et aujourd'hui je chante pour mon âme car personne d'autre ne se souviens de mon histoire.
Background

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 10:48

Mon Évasion


J'ai écris un peu, lors d'un de mes deux séjours à l'urgence...


Il y a une salle d'attente et du temps qui passe...
Sur un sol gris, je dépose mes pas qui s'accumulent, une patience qui s'effrite. La douleur me garde éveillé et vivant. Je sens mon c½ur battre jusque dans mes tympans. Nous sommes nombreux à attendre, mais mes seuls réels compagnons sont mes souvenirs et mes mes pensées. Anges et démons à la fois, ils me rappellent les plus beau moments de ma vie avec tant de précisions et de sensations, que j'en souffre de ne plus y être. Je sais que je ne pourrai jamais les faire partir. il font intégralement parti de moi. Il font ce que je suis aujourd'hui et surtout, je les entretiens avec une rigueur sans pareil. Je ne vivrais pas sans eux.
Il ne me reste qu'une solution alors...
Écrire. Percé l'abcès de la pointe de ma plume, et répandre ce sang noir et vicié sur une page. Ne pas combattre les images, les accueillir et les épouser pour ne faire qu'un avec elles et les transformer pour les utilisés. Tenir dans mes mains tous mes maux pour en faire un texte...

Je ferme les yeux et comme à mon habitude. Les images se forme dans ma tête, au hasard, j'attrape une pensée. C'était il y a des années déjà... je me souviens de chaque sensations reliées à cet événement. Les sons, la lumière, la sensation de sa main sur les innombrables bracelets qui ornaient mes bras à l'époque, la brique du mur de l'école dans mon dos et l'eau qui monte à mes yeux...

J'arrête ici. Mauvais souvenir qui m'écorche encore un peu. Je me retourne vers quelque chose de plus joyeux. Un autre souvenir, un rêve et quelques scénarios loufoques que je m'amuse à créer parfois. Je me perds en moi et au fil des mots, je recréer le monde, pour une heure ou une seconde. l'espace d'un instant, entouré d'encre et d'imagination, je transforme tout au gré de mes humeurs.
Tantôt triste, tantôt joyeux, dans cet univers de mots, seul l'esthétisme compte. Il n'y à pas de limites ou de contraintes, j'ai le droit d'être charmant, j'ai le droit d'être méchant. Personne ne m'en tien plus rigueur puisque je suis, pendant l'instant ou la plume glisse sur le papier, le seul personnage concerné.

J'écris encore, avec ou contre tous. j'écris pour moi, j'écris pour toi. J'écris pour ma famille, pour mes amis ou les gens qui ne lirons jamais mes textes. C'est ma force et ma passion.

C'est mon exutoire, mon évasion...










Mon Évasion

# Posté le lundi 28 juillet 2008 15:49

**** FICTION **** Ne venez pas me demander des détails car vous aller être déçu :P

**** FICTION ****  Ne venez pas me demander des détails car vous aller être déçu :P
L'étincelle est née il y à quelque temps déjà...
un instant après le commencement, au moment tant détesté ou tes lèvres ont quitté les miennes après notre premier baisé. Timide et réservée, elle n'a pas su s'enflammer et elle est s'est réfugié au plus profond de nous.
Murmurant doucement une mélodie que tu connais aussi bien que moi, elle nous à poussé vers nos premiers gestes interdits.

Adolescents à l'époque, nous nous sommes joués de tous, y compris de nous même, mais nous n'avons rien enflammé, ne serait-ce que quelques fagots de pailles trop humides. Puis le temps s'est glissé entre nous, apportant avec lui distance, travail, famille et responsabilités. comme s'il avait voulut étouffer quelque chose qui n'était même pas parvenue à naître. Il à happé notre étincelle la forçant, à se taire et à retrancher vers les oubliettes, là ou elle devait mourir doucement, effacée par le vent comme une vulgaire empreinte sur la plage. Loin des yeux de tous, nous avions même cru à sa disparition.

Adulte, je revois pourtant, en rêves ou en souvenirs, les ébats qui m'ont appris à aimer. Je te revois, si jeune me regarder comme seule toi à su le faire. Je nous revois si maladroit et si à l'aise à la fois. Comme si pour les première fois, nos mains, nos yeux et nos hanches avait été guidé par autre choses. Je me souviens de ton odeur, de la texture de ta peau et du son si agréable de ta voix... lorsque j'y pense aujourd'hui, je n'ai plus le goût de chasser les images, je veux y replonger pour te retrouver. M'évader avec toi, dans un monde ou il n'y à ni lois, ni contraintes. Un monde ou nous pourrions rire et jouer, comme au temps de l'abondance...


comme lorsque j'étais celui que tu regardais...

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 17:15

Sur le fil

Sur le fil

J'entends un voix, un son,
une vague, une onde, un murmure.
J'ouvre mon ouïe au chant de l'autre,
ferme les yeux comme en enfant et entend...

''Tu es celui qui ne tombe pas.
Sur le fil, dans le vide qui sourit au trépas.
Tu es celui qui ne saigne pas.
Quand le fil de l'épine s'enfonce dans ton doigt.''

Résonne, virevolte et s'imprègne en moi,
le chant résonne et se perd.
À me rendre fou, m'en faire perdre la foi...
à m'éveiller, pour atteindre d'autre sphères.

''Tu es celui qui ne flanche pas.
Quand le fil de sa voix se charge d'émois.
Tu es celui qui ne court pas.
Quand le vent sur son fil te regarde et n'attend que toi.''






# Posté le vendredi 25 juillet 2008 15:25