Bonjour à tous. J'ai longuement hésité avant de parler de cette histoire sur mon blog, au début parce que j'étais trop fâché pour en parler calmement et ensuite je me demandais si ça valait vraiment la peine d'en parler. Après mure réflexion, j'en suis venue au résultat suivant : ça ne vaut pas nécessairement la peine d'en parler sur un blog mais, parce qu'il y a toujours un mais, il y a quand même une certaine réflexion à tirer de cette mésaventure qui m'est arrivé pendant que j'étais au travail.
Pour ceux qui savent déjà quel est mon travail, vous pouvez sauter au paragraphe suivant, ça risque d'être moins long. Vous pouvez aussi prendre le temps que vous auriez pris à lire ce paragraphe pour aller vous chercher à boire ou pour changer de disque dans votre radio, ce n'est pas vraiment important...
Pour ceux qui ne savent pas ce que je fais dans la vie je suis Gérant pour une compagnie de chaussures de sécurité. Mon travail consiste globalement à m'occuper de tout ce qu'il y à a faire dans un magasin. Le plus passionnant mais aussi le plus difficile est l'aspect «Public» de la chose. Les clients, avec toute leur saveur sont parfois légèrement difficile à gérer. Voici donc, ce qui est arrivé dans ma boutique, quelque part au mois d'août 2008.
Pour des raisons de respects et de savoir vivre, il est bien sur certain que je ne nommerai pas de nom ni de compagnie dans cet article, j'ai quand même plus de classe que ça... (voyons)
Il est environ 10:15 le matin. Je suis à mon ordinateur et je met à jour les systèmes de caisse (parce que contrairement à ce que plusieurs pensent de mon travail... oui je travail.) Tout à coup, un homme âgé d'environs une cinquantaine d'année entre dans la boutique, me salut et commence à regarder les souliers. Jusque là tout est normal donc je ferme relativement doucement les mises à jours et je vais le voir pour lui demander s'il cherche des caractéristique en particulier.
Dieu merci, il ne me fait pas la blague « Oui, je cherche des chaussures de sécurité. Hahaha ! » (Je me la fait faire environs 3 fois par semaine depuis un an et demi.) Il me répond plutôt « Je travail pour ********* et ma compagnie me paie des soulier de sécurité. J'aimerais en prendre de pointure 13 pour mon fils, mais il faudrait que tu écrive que ce sont des pointure 9½ parce que dans les papiers de ma compagnie ils vont le savoir.»
Il avait dit ça calmement, sur un ton sympathique et absolument dénudé d'agressivité. J'étais assez surpris parce que, par habitude, les gens qui me demande des choses comme ça le demande sur un ton qui se veut sans réponses.
Le problème avec ça, c'est que je ne suis pas vraiment du genre à laisser passer des choses comme ça dans ma vie professionnelle, je suis quelqu'un de plutôt droit dans ma vie professionnelle et je ne permet habituellement pas ce genre de chose. (enfin, j'ai mes tords, c'est certain je suis un humain aussi. ) Je lui répond donc gentiment : « Je suis désolé Monsieur, c'est quelque chose que je n'ai pas le droit de faire.» Alors, toujours sans perdre le sourire (chose que j'apprécie d'ailleurs,) il me dit : « Bien, dans ce cas j'aimerais voir ton gérant. » Sachant à l'avance que la réponse allait lui faire perdre son sourire, je lui dis aussitôt : « C'est moi le gérant.» et comme ma prédiction était vraie, c'était le dernier sourire que je voyais dans le visage de cet homme.
À partir de ce moment la conversation à légèrement été moins agréable. Il à essayé de me convaincre avec tous les moyens (verbaux) possible, passant de gentil et compréhensif à cru et totalement désagréable. Dans ces temps là je suis un peu hors de moi. Je déteste qu'on critique mes principes surtout quand je ne fais que mon travail alors je fini, après quelques minutes d'interminables arguments qui, à mes yeux n'ont aucune valeur, par dire à l'homme devant moi : « Écoutez Monsieur, j'ai un contrat avec votre compagnie et ce contrat stipule qu'il vous paie des chaussures de sécurité à vous et pas a votre fils. Je n'ai pas le droit de falsifier un papier et ce, peu importe la raison.» Et c'est là que le monsieur en question me lâche un : « c'est pas croyable de se faire faire chier par un p'tit criss de trou-d'cul comme ça dans un magasin » (désolé pour le language, c'était une citation.)
Bon en fin de compte le monsieur est parti avec des souliers pour lui et moi avec un mal de bloc. Le problème n'a pas eu de répercussion d'un côté ou de l'autre mais, ce qui m'a marqué dans cette histoire, c'est de m'avoir fait traité de « trou de cul» parce que j'ai refusé d'être malhonnête. C'EST QUOI ÇA ????
Pourquoi quand j'essaie d'être droit, d'être correct et honnête je me fais rabrouer (pour rester poli.)
Pourquoi est-ce que systématiquement, c'est celui qui reste correct qui se fait punir pour ça ? Ça me révolte à un tel point que parfois j'aurais envie de pleurer de rage. Merde, je ne demande pas grand chose, je demande seulement de respecter les engagements que moi ou ma compagnie avons pris avec des clients... il me semble que je ne mérite pas de me faire traiter de nom à cause de cela.
Bon... fin du «chialage», merci tous le monde.